En juin, j’installe une… courgeraie

Dans mon jardin, aucun massif n’est prêt à accueillir les potimarrons, Buternut et autres courges dont je raffole. Or ces Cucurbitacées prospèrent sur les tas de fumier ou de compost bien mûrs. C’est inspirée par ce constat, que je les cultive à l’écart du potager : dans une courgeraie.

Voilà comment je procède :

1. J’entasse…

De la matière organique en tas d’au moins 30 cm de hauteur. Comme j’ai rarement du fumier à disposition, j’utilise des tontes de gazons, les restes de débroussaillage, les pelures et autres débris de la poubelle verte de la cuisine. Bref des déchets qui, entassés, vont fermenter et composter.

2. Je transforme…

Une bouteille en plastique de 5 l d’eau. Je découpe le fond puis le haut. J’obtiens ainsi d’une part, un cylindre et de l’autre une cloche munie d’une ouverture fermée par un bouchon.

3. Je mets en place les courges…

Mais pas directement dans le tas de matière organique : la décomposition de celle-ci brûlerait les jeunes racines. Je creuse une cavité le tas puis y place le cylindre que je remplis de terre. C’est dans celui-ci que je sème les graines ou que je plante les courges.

4. Je protège…

Les jeunes plants en les couvrant avec le haut de la bouteille découpée. Je retire le matin le bouchon afin d’assurer l’aération sous la cloche improvisée et le remets le soir. Lorsque les feuilles débordent, le plant est assez âgé pour ne plus avoir besoin de cette protection. Et ses racines s’étendent facilement dans un riche substrat qui a eu le temps de composter.

Crédit photo: Jean-Luc Feat

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